Après avoir longtemps marché d'un même train, les exploitations agricoles sont aujourd'hui très diverses et offre mille et un visage.
Il fut un temps où presque toutes les exploitations agricoles de la France se ressemblaient. Cela conférait à l'unité syndicale un socle à toute épreuve. Chaque ferme avait des cochons, une basse-cour, quelques hectares de prairie, de luzerne, de blé, le verger à cidre. Le paysan vendait une bonne partie de ses produits au marché local et accueillait la famille pendant les vacances.
Puis l'heure de la modernisation et de spécialisation est venue. Aviculture, porc, lait, bovin de viande, culture : chacun a fait son choix. Encouragée par l'Europe, par des lois nationales et le progrès technique, cette orientation fut d'une efficacité redoutable et produisit aussi des effets pervers : surproduction, exode rural et pollution. Les quotas laitiers firent leur apparition au début des années 80 pour conjurer la surproduction ; les premières mesures pour rétablir la qualité des eaux furent prises dans les années 90 et, peu à peu, Bruxelles infléchit ses orientations vers une meilleure prise en compte rural.
C'est ainsi que l'unité première de l'agriculture commença à se lézarder. Pour pallier les effets des quotas, le relatif blocage de l'élevage hors sol, la baisse des prix des céréales, la toute-puissance de la grande distribution, les agriculteurs ont développé des stratégies variées.
Certains ont choisi de poursuivre dans la spécialisation et l'agrandissement, pratiquant une agriculture intensive, rachetant des terres et des élevages, mettant tout cela aux normes environnementales, employant parfois des salariés et s'associant dans de grands Gaec fortement adossés à de puissantes filières. Ces producteurs réduisent leurs coûts fixes en rassemblant leurs troupeaux, en ne gardant qu'une salle de traite.
D'autres ont choisi non de produire plus, mais de diversifier leurs productions, voire leurs fonctions. Au nom de la multifonctionnalité, ils ont renoué avec l'accueil à la ferme offrant toutes sortes de services aux touristes.
D'autres encore souhaitent vivre sur une exploitation plus familiale. Pour compenser la baisse des prix et la hausse des charges, ils choisissent diverses stratégies. Ils réduisent les intrants, pratiquent l'élevage à l'herbe, produisent leur énergie avec des éoliennes, des chaudières à bois ou du biogaz. Certains, jouant sur la qualité, cultivent bio ou élèvent des porcs ou des volailles sous label. Quelques autres, soucieux de préserver la fertilité des terres, explorent d'autres pratiques agronomiques, comme les techniques de conservation des sols. D'autres, enfin, transforment leurs productions à la ferme et les vendent sur place, au marché ou en paniers livrés aux consommateurs.
L'agriculture offre aujourd'hui les visages les plus variés. Les politiques devraient en tenir compte !!!
Il fut un temps où presque toutes les exploitations agricoles de la France se ressemblaient. Cela conférait à l'unité syndicale un socle à toute épreuve. Chaque ferme avait des cochons, une basse-cour, quelques hectares de prairie, de luzerne, de blé, le verger à cidre. Le paysan vendait une bonne partie de ses produits au marché local et accueillait la famille pendant les vacances.
Puis l'heure de la modernisation et de spécialisation est venue. Aviculture, porc, lait, bovin de viande, culture : chacun a fait son choix. Encouragée par l'Europe, par des lois nationales et le progrès technique, cette orientation fut d'une efficacité redoutable et produisit aussi des effets pervers : surproduction, exode rural et pollution. Les quotas laitiers firent leur apparition au début des années 80 pour conjurer la surproduction ; les premières mesures pour rétablir la qualité des eaux furent prises dans les années 90 et, peu à peu, Bruxelles infléchit ses orientations vers une meilleure prise en compte rural.
C'est ainsi que l'unité première de l'agriculture commença à se lézarder. Pour pallier les effets des quotas, le relatif blocage de l'élevage hors sol, la baisse des prix des céréales, la toute-puissance de la grande distribution, les agriculteurs ont développé des stratégies variées.
Certains ont choisi de poursuivre dans la spécialisation et l'agrandissement, pratiquant une agriculture intensive, rachetant des terres et des élevages, mettant tout cela aux normes environnementales, employant parfois des salariés et s'associant dans de grands Gaec fortement adossés à de puissantes filières. Ces producteurs réduisent leurs coûts fixes en rassemblant leurs troupeaux, en ne gardant qu'une salle de traite.
D'autres ont choisi non de produire plus, mais de diversifier leurs productions, voire leurs fonctions. Au nom de la multifonctionnalité, ils ont renoué avec l'accueil à la ferme offrant toutes sortes de services aux touristes.
D'autres encore souhaitent vivre sur une exploitation plus familiale. Pour compenser la baisse des prix et la hausse des charges, ils choisissent diverses stratégies. Ils réduisent les intrants, pratiquent l'élevage à l'herbe, produisent leur énergie avec des éoliennes, des chaudières à bois ou du biogaz. Certains, jouant sur la qualité, cultivent bio ou élèvent des porcs ou des volailles sous label. Quelques autres, soucieux de préserver la fertilité des terres, explorent d'autres pratiques agronomiques, comme les techniques de conservation des sols. D'autres, enfin, transforment leurs productions à la ferme et les vendent sur place, au marché ou en paniers livrés aux consommateurs.
L'agriculture offre aujourd'hui les visages les plus variés. Les politiques devraient en tenir compte !!!
